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jeudi 28 juillet 2011

Cinéma le Pestel de Die : une rencontre en mai, une résidence en été

par Jacques Cambra

Le cinéma le Pestel et l'association Fos'Note présentent une 

Résidence cinématographique et musicale 
au Pestel de Die (26)
du 25 juillet au 15 août

Deux ciné concerts les jeudi 4 et 11 août 2011 à 20h30
Des préludes musicaux à certaines séances (du 1er au 15 août)

Ce projet bénéficie du soutien de la ville de Die, de l'Agence pour le développement régional du cinéma (ADRC), et de monsieur Guy Taupin, accordeur de piano


La Naissance du projet

Ce que l'on voit depuis la scène
du Pestel / Photo Jacques Cambra
La vie d'un pianiste de ciné concerts, autour de la musique et du cinéma muet, est faite de voyages, de rencontres et d'échanges permanents. C'est pourquoi il est parfois bon de poser ses valises pour prendre le temps de digérer ces richesses issues de rencontres avec des oeuvres, des chefs-d'oeuvres et de moments d'échanges aussi bien avec les réalisateurs, les compositeurs ou le public. 
Suite à la rencontre avec Kate Henry lors d'un ciné concert le 1er mai dernier au cinéma le Pestel (qu'elle dirige et programme), la chose était faite, et nous décidions ensemble d'organiser cette résidence grâce à laquelle je pourrais inviter des musiciens pour bâtir une aventure artistique collective autour du cinéma, du cinéma muet et de la musique.



Le cinéma le Pestel
Cinéma Le Pestel, avenue de la division du Texas 26150 Die / Photo : Jacques Cambra
Dirigé et programmé par Kate Henry, le cinéma le Pestel est un lieu privilégié, où les films de réalisateurs contemporains reconnus (ou encore à découvrir) côtoient le cinéma de patrimoine pour le plus grand bonheur d'un public curieux et amoureusement cinéphile, public pour qui le plaisir de la découverte se mêle au plaisir du partage. 


Un écrin parfait donc, pour que deux ciné-concerts et des préludes musicaux avant certaines séances viennent  s'intégrer à la programmation estivale de Kate. C'est ainsi queYasujiro Ozu côtoiera Terence Malick l'espace d'une semaine, et le petit frère Harold Lloyd sera témoin de Rouhi, la future jeune mariée dirigée par Asghar Farhadi la semaine suivante. 

Les deux films muets

Gosses de Tokyo 
(cliquer ici pour consulter l'article)
de Yasujiro Ozu
(Japon - 1932 - 1h30 - Noir et Blanc)
Photo : Carlotta films

The Kid Brother 
(cliquer ici pour consulter l'article)
de Harold Lloyd
(USA - 1927 - 1h20 - Noir et Blanc)
Photo : Carlotta films


Les préludes musicaux
Des pièces de musique classique et/ou improvisée en formations variées issues du travail en résidence



La Musique et les musiciens

Il me semble que pour un musicien, faire de la musique s'apparente autant à la pratique réfléchie d'un instrument qu'à une manière de vivre. Il s'agit tout d'abord, à travers son instrument, de jouer "au delà" des notes pour faire résonner l'invisible, touché du doigt par le compositeur ou révélé en direct par l'improvisateur.
Et tout aussi important est le désir d'associer un public à cette causerie (rêverie ?) musicale, comme l'on cause dans la vie.
Avec les films muets comme partitions, notre musique, aux antipodes de servir à illustrer un propos cinématographique devra plutôt mettre en valeur ce qu'il y a "au delà" de l'image.
C'est en ayant clairement ces pensées en tête que j'ai demandé à Nicolas Caudron (batterie), Catherine Déjardin (flûte), Claire Lavandier (soprano) et Hiroko Sugiura (flûte) de faire vivre avec moi ce projet et je suis ravi qu'ils aient accepté cette invitation.

L'école de musique
Classe de piano
Une résidence avec des musiciens implique un espace de travail adapté aux répétitions aussi bien collectives qu'individuelles (pour préparer les collectives). Il faut des pianos, des batteries, des pupitres, plusieurs salles donc de différentes tailles. C'est à l'école de musique de Die qu'auront lieu les répétitions. Toute l'école de musique a été mise à notre disposition par la mairie de Die qui part son action centrale rend le projet possible. Je profite de ces lignes pour remercier chaleureusement toute l'équipe de la mairie qui par ce soutien rend le projet possible.

Je n'oublie bien sûr pas Monsieur  Guy Taupin, accordeur de piano à Die qui met à la disposition du Pestel son splendide Steinway M de 1929 pour la durée de la résidence. Merci à lui qui permet d'élever le projet à ce niveau d'exigence artistique.


Générique de fin

Et pour terminer, je vous propose une petite visite des lieux avec quelques photos prises depuis mon arrivée photos illustrées par une improvisation d'Hiroko et moi-même, captée en mars dernier lors d'un ciné concert autour de Gosses de Tokyo.
Je vous dis à bientôt à Die et vous souhaite un bon été


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